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Algérie : Archaïques pesages – Maghreb Online

Algérie : Archaïques pesages - Maghreb Online

Soucieux de confirmer leurs dogmes socio-politiques et leur étrange vision de l’Algérie, ces détracteurs se trouvent en panne de crédibilité. Le citoyen de l’Algérie profonde s’en moque éperdument de ce qui se trame dans le microscosme algérois. Il est apolitique et ne s’intéresse qu’à l’amélioration de ses conditions de vie et la garantie de l’avenir de ses enfants. C’est pourquoi il faut se rendre compte du désarroi de certains politiciens qui ne trouvent pas preneur. Ils récoltent tant de rejets au sein de la société. Les citoyens avertis fuient le contact avec ces aventuriers et leur opportunisme le plus noué a vu sa  » popularité  » s’effondrer. La clientèle sur laquelle ils comptaient s’est déplacée spontanément vers la consolidation de la cohésion nationale tout simplement. Au regard de la manipulation du Hirak, sa déviation de ses revendications primaires à cause principalement d’infiltration d’éléments qui ont d’autres objectifs tout le monde aura discerné qu’il s’agit bien d’une manœuvre subversive visant la déstabilisation du pays.

En dépit de ces manœuvres internes et externes visant la déstabilisation du pays, le citoyen conscient s’est façonné un pavé de bonnes intentions. Graduellement, le processus de reconstruction du pays entamé au lendemain du 22 février 2O19 prend forme et se constitue au fur et à mesure dans la sérénité, vers des horizons nouveaux. Le processus innovateur se solidifie grâce au mouvement citoyen pacifique. Il reste indifférent aux agressions diverses tout en les surveillant avec prudence y compris les tentatives de déviation du Hirak de ses revendications primaires, justes, légitimes et indispensables à la sortie de crise. Sans hésitation, le peuple algérien a exigé de  » conduire lui-même le changement « .S’il l’a exprimé à la faveur de son mouvement citoyen pacifique, s’est démarqué de tous les agitateurs qui cherchent la Fitna et la division de la société, c’est aussi parce qu’il se croit proche et acteur principal des grands débats d’avenir sous la pression de la démocratie et des mœurs politiques et sociales saines. Nul ne devrait passer sous silence que l’Algérie profonde continue à hisser sa voix en référence à la destruction complète de l’Etat algérien pendant vingt ans par un régime autiste, totalitaire, bureaucratique, le passe-droit, l’oligarchie qui s’est donnée une puissance et par rapport aussi du goût du cercle présidentiel à miner tous les secteurs, tous les domaines de la vie nationale, y compris la politique étrangère du pays.

Un pouvoir affaibli par sa propre faiblesse et surtout ciblant en continu la perversion de l’économie nationale et par son inadaptation aux exigences modernes de la population. Pour ceux qui continuent à défendre le régime défunt avec tant de charabia, c’est confier ce soutien à un cul-de jatte. En effet, des individus sont en train de pratiquer l’irrespect dont la grande devise se panache du refus et d’une opposition farouche à la stabilité du pays, à la démocratie populaire. L’idée fait horreur à ces impertinents qui n’ont que mépris pour la stabilité de l’Etat et ses institutions. Leur guide ? L’anarchie. Leur projet ? Retour à la décennie noire. D’où ce cocktail de slogans variés, confus et de nihilisme visant l’anarchie et le désordre public, récusant les intérêts suprêmes de la nation, exprimant leur opposition à toute forme de dialogue. Aussi s’attaquent-ils aux institutions de l’Etat dont plus particulièrement l’institution militaire. Le dernier slogan « Moukhabarat irahabya » est le témoin de ce vouloir de porter atteinte à un Service de sécurité qui a fait ses preuves dans la lutte contre la subversion, contre le terrorisme et surtout contre la manipulation de la société. Un service des plus performants dans la région. Ce slogan rappelle les attaques virulentes de l’ex-secrétaire du FLN, Amar Saadani contre le DRS et son patron de l’époque, le général de corps d’armée, Mohamed Médienne  » Tewfik  » dans le seul but de discréditer les services secrets algériens, notamment dans leur lutte contre le terrorisme, la subversion politique, la lutte contre la corruption, le détournement de deniers publics.

C’est aussi un slogan qui rejoint l’envie du Makhzen visant à discréditer l’ex-DRS qui représente pour le voisin de l’Ouest un rempart à la distillation de sa propagande et particulièrement à faire à ces opérations inondant l’Algérie de kif marocain. Ce nouveau slogan irrespectueux répandu depuis quelques jours est qualifié par les patriotes comme un autre acte franchi et qui prouve que les ennemis de l’institution militaire se trouvent dans une passe difficile car aucun de ces slogans ne convainc les citoyens du pays profond.

A ces ennemis leur restent-ils d’autres atouts… ? C’est le mythe de reprise des manifestations anarchique des manifestations de rue. Et c’est ici qu’il est loisible de dire que l’image du Hirak authentique ne s’améliore pas ? Malgré les réponses de l’Etat aux revendications, du mouvement populaire, la cote du Hirak actuel reste au plancher par la faute de certaines parties. On décèle de leur activisme une envie de revenir à la décennie noire, sur un autre rythme avec plus de confusion et de violence, c’est-à-dire ni Etat de droit, ni réformes politiques, économiques et sociales, ni encore moins de démocratie, mais un chaos général et donc crise et insécurité

Après l’échec du slogan  » Dawla madania machi askaria  » dicté de l’étranger,  » Moukhabarat irahabya « : une guerre de l’ombre où le vouloir de porter atteinte à un service secret qui est la colonne vertébrale de la sécurité intérieure, du contre-espionnage et de l’infiltration, est bien visée. Un Service des plus compétents, des plus spécialisés dans ce domaine et sur tous les dossiers chauds, les commanditaires de l’ombre derrière lesquels se profilent les réseaux sociaux à la solde.

Cette démagogie, ces actes politiciens répandus par les ennemis de la Patrie sont un échec d’autant plus cuisant que, de son côté, la cohésion nationale se consolide et réalise une bonne percée vers des horizons mérités.

Commanditaires et auteurs de vindictes contre l’institution militaire et ses différents départements devraient savoir que le peuple algérien a l’oreille dure : il sait que la conjoncture actuelle suppose une haute prise de conscience. Admettre l’urgence des défis et des enjeux, l’urgence d’une politique de renouveau et de sortie de crise, ce n’est pas céder aux démons et à la sirène de la déstabilisation du pays visant la dislocation de la société algérienne.
B. C.

Le Maghreb, 7 mars 2021

Tags : Algérie, Hirak, armée, ANP,

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