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La bataille sans fin avec Orascom de Sawiris se conclut enfin

La bataille sans fin avec Orascom de Sawiris se conclut enfin

Le 2020-10-06 09:00:00, La bataille sans fin avec Orascom de Sawiris se conclut enfin

La longue bataille juridique a atteint son épilogue. L’Etat algérien a définitivement gagné sa cause contre la holding de l’homme d’affaires égyptien Naguib Sawiris, Orascom TMT Investments (Orascom TMTI), qui détenait auparavant une participation majoritaire dans l’opérateur de réseau mobile algérien Djezzy.

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Un tribunal arbitral a mis fin à l’épreuve de force entre le gouvernement algérien et la deuxième personne la plus riche d’Egypte le 17 septembre, en rejetant la réclamation de 4 milliards de dollars déposée par Sawiris contre Alger, selon le cabinet d’avocats Shearman & Sterling, qui représentait les autorités algériennes. dans le cas. Revenons sur les moments clés du conflit.

  • 2010 – Le différend commence

Dans un contexte de dégradation des relations entre l’Algérie et l’Égypte, Sawiris, directeur général d’un empire multinational spécialisé dans des secteurs tels que les télécommunications, la construction et les médias, a décidé en 2009 de céder Orascom Telecom Algérie (OTA), sa filiale très lucrative opérant sous le nom commercial «Djezzy», premier opérateur de télécommunications en Algérie à l’époque.

Le magnat égyptien était à un stade avancé de négociations avec MTN sud-africain lorsque Alger a opposé son veto à l’accord. L’Etat algérien, totalement transparent sur son intention de nationaliser le non du pays. 1 opérateur mobile, a exercé son droit de préemption et a refusé d’autoriser la vente totale ou partielle d’OTA à un tiers.

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Acculé par les autorités fiscales algériennes, qui affirmaient être redevables de près de 600 millions d’euros, Sawiris s’est associé au géant russe / norvégien des télécommunications VimpelCom (opérant sous le nom de VEON depuis 2017), qui a repris OTA en mars 2011.

  • Novembre 2012 – L’affaire passe devant une instance arbitrale

En colère contre les dirigeants algériens, Sawiris a décidé de porter l’affaire devant un tribunal. En novembre 2012, Orascom TMTI, société de droit luxembourgeois et anciennement détenue par OTA, a engagé une procédure d’arbitrage devant le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI) sur la base du traité bilatéral d’investissement entre l’Union économique belgo-luxembourgeoise et l’Algérie . Orascom TMTI a demandé une compensation de plus de 4 milliards de dollars à l’État algérien au motif que ce dernier a bloqué la vente d’OTA à des investisseurs étrangers en utilisant son droit de préemption.

  • Janvier 2015 – Alger reprend Djezzy

En attendant la décision du CIRDI, Alger, par le biais de son Fonds National d’Investissement (FNI), a finalisé la vente de 2,6 milliards de dollars d’une participation de 51% dans OTA, détenue à l’époque par VimpelCom, via sa filiale Orascom Telecom Holding (désormais connue sous le nom de Global Telecom Holding), sur la base de la loi 51/49 obliger les investisseurs étrangers à créer une société locale dont au moins 51% du capital social est détenu par des actionnaires nationaux.

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VimpelCom a conservé le contrôle managérial et opérationnel d’OTA tandis que le FNI a obtenu un droit de veto sur les grandes décisions stratégiques de l’entreprise.

  • Mai 2017 – Première victoire de l’Algérie

Après plus de quatre ans de procédure, le CIRDI a rejeté les affirmations du milliardaire égyptien. Dans une décision rendue publique le 31 mai 2017, le tribunal arbitral a rejeté toutes les demandes d’Orascom TMTI, qualifiant le comportement de Sawiris d ‘«abus de droit».

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Le tribunal a ordonné le société contrôlée par Sawiris pour rembourser l’Etat algérien pour les sommes déposées auprès du CIRDI au titre des frais d’arbitrage et pour «la moitié des frais juridiques et autres frais engagés dans le cadre de l’arbitrage, représentant un montant total supérieur à 3,5 millions de dollars», selon les avocats de la défense.

  • Septembre 2017 – Orascom fait appel

Orascom TMTI est revenu à l’offensive en septembre 2017 en déposant une demande d’annulation partielle de la sentence CIRDI, arguant que «le tribunal a manifestement outrepassé ses pouvoirs, a sérieusement dérogé à une règle fondamentale de procédure et n’a pas motivé la sentence est basé ».

  • Septembre 2020 – L’affaire se termine

Dans une décision finale, un comité ad hoc du CIRDI a rejeté la demande à l’unanimité en annulation formée contre la sentence rendue en faveur du gouvernement algérien dans son litige avec Orascom TMTI. La société a été condamnée à supporter l’intégralité des frais de la procédure d’annulation, s’élevant à 755 000 dollars, selon Shearman & Sterling. L’affaire est définitivement close.

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