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L’Algérie détient une figure de proue de l’opposition – Chaînes de télévision

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Le 2021-04-29 11:12:07, L’Algérie détient une figure de proue de l’opposition – Chaînes de télévision


(FICHIERS) Dans ce fichier photo pris le 2 juillet 2020, Karim Tabbou, l’une des figures les plus en vue du «Hirak», est accueilli à sa sortie de prison à l’extérieur de la prison de Kolea près de la ville de Tipasa, à l’ouest de la capitale Alger.
RYAD KRAMDI / AFP

Un militant de l’opposition algérienne de premier plan a été arrêté et doit comparaître jeudi devant les procureurs, a déclaré son avocat, des semaines avant les élections, lui-même et d’autres opposants se sont engagés à boycotter.

Karim Tabbou, figure clé des manifestations qui ont contraint le président de longue date Abdelaziz Bouteflika à démissionner en 2019, a été condamné à un an de prison avec sursis l’année dernière pour «atteinte à la sécurité de l’État».

Sa détention intervient alors que le mouvement de protestation pro-démocratie connu sous le nom de Hirak a cherché à retrouver une partie de l’élan qu’il a perdu lorsqu’il a suspendu les rassemblements de rue il y a un peu plus d’un an en raison de la pandémie de Covid-19.

Tabbou a été convoqué au poste de police mercredi soir pour répondre à une plainte déposée contre lui par Bouzid Lazhari, le président du Conseil national des droits de l’homme, un organe officiel.

L’homme de 47 ans devait comparaître jeudi devant un procureur, a déclaré l’avocat Me Ali Fellah Benali sur les réseaux sociaux.

«La jeunesse algérienne est déterminée à lutter pour son droit à une vie digne», a déclaré Tabbou à l’AFP avant sa détention.

Il est devenu l’un des dirigeants les plus connus lors des manifestations de masse qui ont éclaté en février 2019.

Le mouvement de protestation Hirak a été déclenché en février 2019 suite à la candidature de Bouteflika pour un cinquième mandat.

L’autocrate malade a été contraint de démissionner des semaines plus tard, mais le Hirak a poursuivi ses manifestations, exigeant une refonte radicale d’un système au pouvoir en place depuis l’indépendance de l’Algérie de la France en 1962.

Depuis le deuxième anniversaire du groupe en février, des milliers de personnes sont retournées dans la rue, défiant l’interdiction des rassemblements par les coronavirus.

Les Algériens ordinaires en ont marre

Tabbou a déclaré que son propre parti, l’Union sociale démocratique, était désormais «le plus grand parti politique» du pays d’Afrique du Nord, bien qu’il ne soit pas enregistré par les autorités.

Sa détention intervient alors que les militants mettent en garde contre un climat de répression croissant, avec des opposants politiques et des journalistes visés à l’approche des élections législatives du 12 juin.

Plus tôt ce mois-ci, les forces de sécurité ont arrêté huit personnes qui, selon elles, étaient liées au mouvement Hirak pour une association criminelle prétendument financée par des fonds étrangers.

Le président Abdelmadjid Tebboune a mis en garde ce mois-ci les militants du Hirak contre les «activités non innocentes» qui «tentent d’entraver le processus démocratique».

Les autorités affirment que le mouvement de protestation est infiltré par des militants islamistes qui tentent de l’entraîner vers la violence.

Le président Tebboune a été Premier ministre sous Bouteflika et a remporté une élection présidentielle en décembre 2019, lors d’un sondage boycotté par le mouvement de protestation. Les données officielles placent le taux de participation à moins de 40 pour cent.

Dans d’autres mesures rejetées par le mouvement de protestation comme de la façade, Tebboune a supervisé un référendum constitutionnel à la fin de l’année dernière et a fait avancer les élections législatives, dans le but d’apaiser la crise politique et socio-économique.

«Cette élection ne nous concerne pas», a déclaré à l’AFP l’activiste Tabbou.

«Le régime a mobilisé des ressources colossales pour organiser une fausse élection présidentielle, un faux référendum – et maintenant il organise de fausses élections législatives», a-t-il déclaré.

Les Algériens ordinaires en ont assez, dit-il. «Nous voyons le pays comme une caserne».

-AFP

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