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L’Algérie émet des mandats «terrorisme» contre des militants exilés | Actualités politiques

L'Algérie émet des mandats «terrorisme» contre des militants exilés |  Actualités politiques

Le 2021-03-22 13:01:52, L’Algérie émet des mandats «terrorisme» contre des militants exilés | Actualités politiques

Les mandats arrivent alors que le mouvement de protestation anti-gouvernemental Algérien Hirak stimule les rassemblements hebdomadaires avant les élections de juin.

Un tribunal algérien a émis des mandats d’arrêt contre des militants exilés au franc-parler – un ancien diplomate, un blogueur et un journaliste – les accusant de chercher à transformer un mouvement de protestation pacifique dans tout le pays, connu sous le nom de Hirak, en un mouvement violent.

Les mandats de dimanche interviennent alors que les manifestants anti-gouvernementaux algériens stimulent les rassemblements hebdomadaires avant les élections législatives de juin. Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a dissous le Parlement en février dans le cadre de ses réformes politiques.

Les mandats visent l’ancien diplomate Mohamed Larbi Zeitout, le blogueur Amir Boukhors, qui écrit sous le nom «Amir Dz», et le journaliste Hichem Aboud.

Zeitout, 57 ans, qui a fondé le mouvement politique interdit Rachad en 2007, vit en exil en Grande-Bretagne. Le groupe comprenait d’anciens militants du Front islamique du salut (FIS) parmi ses membres.

De nombreux militants démocrates ont accusé Rachad d’utiliser d’anciens combattants du FIS pour infiltrer le mouvement de protestation pro-démocratie Hirak et le conduire à la violence.

Rachad a nié les accusations, affirmant qu’il cherchait à établir un «État civil» conforme aux normes démocratiques.

Zeitout est recherché pour «gestion et financement d’un groupe terroriste», ainsi que pour faux et blanchiment d’argent, selon l’agence de presse officielle APS.

Boukhors, 38 ans, a diffusé plusieurs vidéos critiquant le gouvernement, tandis qu’Aboud, 65 ans, qui aurait été un ancien membre des services secrets algériens, a été condamné l’année dernière par contumace à sept ans de prison.

Boukhors et Aboud sont tous deux basés en France et font face à des accusations d’appartenance à un «groupe terroriste visant la sécurité de l’État» ainsi que de blanchiment d’argent, indique le communiqué, sans mentionner le nom du groupe.

Un mandat d’arrêt a également été émis contre un quatrième homme, Mohamed Abdellah – dont on sait peu de choses – pour des accusations similaires à celles de Boukhors et Aboud.

Un autre homme, Ahmed Mansouri, ancien militant et ancien membre du FIS arrêté le mois dernier, a été placé en détention avant son procès.

Selon le communiqué, des «enquêtes techniques» avaient montré que Mansouri, Aboud, Boukhors et Abdellah faisaient partie d’un plan visant à exploiter les manifestants du Hirak pour le faire sortir de son «caractère pacifique».

Les manifestants du Hirak ont ​​commencé à manifester en février 2019 contre la candidature du président de l’époque Abdelaziz Bouteflika pour un cinquième mandat. Bouteflika a été contraint de démissionner des mois plus tard après 20 ans au pouvoir.

Récemment, il a organisé des manifestations réclamant une refonte en profondeur du système politique en place depuis l’indépendance de l’Algérie de la France en 1962.

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