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Les autorités judiciaires se mobilisent après un massacre de 40 chats à Safi

Les autorités judiciaires se mobilisent après un massacre de 40 chats à Safi

Les autorités judiciaires de la ville de Safi ont donné une suite favorable, cette semaine, à la plainte déposée par la section locale de l’ONG française «Comme Chiens et Chats», contre un homme ayant massacré 40 chats en les brûlant vifs.

Cet acte sordide remonte au 3 mai, lorsqu’une femme s’intéressant à ces petits félins sans domicile a accidentellement découvert un homme dressant son chien pour attaquer les chats. Elle serait ainsi intervenue pour l’en dissuader. Seulement, le simple conseil se transformera en une querelle, à la suite de laquelle l’homme finit par mettre le feu dans un abri de chats errants.

Ainsi, l’association française chargée de la protection des animaux a mandaté Youssef Gharib, avocat au barreau de Casablanca pour déposer plainte dès qu’elle a eu connaissance de cette triste nouvelle. Dans une déclaration à Yabladi, Youssef Gharib a déclaré que la plainte «relaye des faits et contient une demande pour l’ouverture d’une enquête». «Le parquet a donc pris en compte notre plainte et a donné instruction à l’autorité judiciaire pour qu’elle ouvre une enquête sur cette catastrophe», nous confie-t-il.

Rappelant que le code pénal «n’évoque pas les animaux errants sans propriétaire», il affirme toutefois qu’il «n’y a pas de vide juridique, mais que le texte reste vague». «Les textes encadrant prévoient, de plus, des sanctions très légères, sans oublier qu’ils sont ambigus», nous explique-t-il.

«Le code civil marocain considère les animaux comme des objets faisant partie de la propriété. La législation marocaine n’a pas suivi celle au niveau international en la matière, bien que certains États arabes, comme la Palestine et les Émirats arabes unis, disposent de lois très avancées dans le domaine de la protection des animaux.»

Youssef Gharib, avocat au barreau de Casablanca

Un jugement dans cette affaire sera une première

En effet, l’article 601 du code pénal marocain énonce que, «quiconque empoisonne des animaux de trait, de monture ou de charge, des bêtes à cornes, des moutons, chèvres ou autre bétail, des chiens de garde ou des poissons dans des étangs, viviers ou réservoirs, est puni de l’emprisonnement d’un à cinq ans et d’une amende de 200 à 500 dirhams».

De son côté, l’article 602 évoque les cas où il y a massacre ou mutilation, sans nécessité, de «l’un des animaux mentionnés au précédent article ou tout animal domestique, dans les lieux, bâtiments, enclos et dépendances ou sur les terres dont le maître de l’animal tué ou mutilé est propriétaire, locataire ou fermier». La punition prévue est «l’emprisonnement de deux à six mois et d’une amende de 200 à 250 dirhams», porté au double si «l’infraction a été commise avec violation de clôture».

Me Yousef Gharib précise que l’association française, qui s’est constituée en partie civile dans cette affaire, tente de «questionner le texte légal et sortir de l’impasse afin de trouver des amendements pour protéger ces êtres vulnérables». «Si un jugement est rendu, il serait une première au Maroc, car il fera jurisprudence et pourrait entrainer d’autres amendements», conclut-il.

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