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Le Congo responsabilise les écrivains africains vers une narration lucrative

Le Congo responsabilise les écrivains africains vers une narration lucrative

Actuexpress Le 2020-11-18 09:00:00, Le Congo responsabilise les écrivains africains vers une narration lucrative

Élever les voix africaines

La Bibliothèque universitaire Marien Ngouabi à Brazzaville, des œuvres du Congolais Tati Loutard à celles d’Alain Laurent Aboa, les auteurs africains vivent dans l’ombre de leurs homologues occidentaux voire asiatiques.

Un étudiant local à l’université partage ce que le lieu signifie pour lui : « C’est ici que j’apprends le chinois et la bibliothèque que vous voyez ici est pleine de livres chinois écrits en français et en anglais. Traduit quand j’ai besoin de quelque chose à partir des mots que je ne peux pas trouver ou les expressions que je viens ici pour me ressourcer dans cette bibliothèque. »

Alors comment donner vie à cette pléthore d’esprits littéraires africains et à leurs diverses œuvres ? En créant la Journée des écrivains africains — qui fête ses 28 ans en 2020.

Mukala Kadima, écrivain, poète et critique littéraire congolais, partage sa position sur l’événement annuel : « Ces jours-ci parce qu’il rassemble des gens du monde entier, d’autres écrivains, il y a donc une rencontre et en même temps il y a un échange et cela nous permet de mieux connaître les écrivains africains qui sont généralement isolés, nous ici au Congo célébrons Henri Djombo pour la qualité de son travail et pour son humanisme. Cela fait connaître les auteurs. »

Solidifier la narration traditionnelle africaine

Les auteurs s’accordent à dire que la Journée des écrivains africains a ouvert la voie à plusieurs maisons d’édition sur le continent – ​​les coéditions voyant de plus en plus le jour.

Un responsable politique local, réfléchit sur l’impact de l’écriture africaine sur la société au sein de la région congolaise globale, « Dans les années 1950, ce sont bien les écrivains qui ont propulsé la revendication des droits, ce sont bien Léopold Sédar Senghor, Camara Laye et bien d’autres. qui ont propulsé ces revendications. Ils ont mis dans les textes ce qui pouvait être plus facilement diffusé. En ce qui concerne la RDC, Lumumba n’a pas eu une grande éducation mais a beaucoup lu sur la liberté de Marx, des grands auteurs, il a lu Montesquieu, et à la fin, il considérait la liberté comme étant au-dessus de nos considérations, d’où les textes. »

Ecrivains célèbres qui vivent de leur art, c’est certainement une époque plus libre pour le continent africain.

Une autre personnalité politique congolaise, Henri Djombo, partage sa position sur la question des moyens de subsistance des écrivains africains : « La question de l’édition, de la distribution, des librairies et bien d’autres encore mérite d’être résolue, bien sûr, et un jour les artistes vivront de leur art. « 

Notre correspondant d’Africanews sur le terrain nous rappelle que « Écrire, c’est la liberté » — comme disent les conteurs centrafricains. Et pour que ces œuvres littéraires ne soient pas vaines, la Journée des écrivains africains doit devenir une institution.

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