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Tizi Ouzou : «Non à la mafia militaro-politique»

«Nous n’allons pas cesser de manifester jusqu’à la chute du régime qui a spolié les richesses du pays depuis 1962», fulmine un marcheur.

La mobilisation est toujours au rendez-vous à Tizi Ouzou malgré les mauvaises conditions climatiques. D’ailleurs, les pluies qui se sont abattues sur la région n’ont pas dissuadé ces dizaines de milliers de personnes à battre le pavé, hier, dans le chef-lieu de wilaya, où une imposante marche a eu lieu avec la même détermination que les semaines précédentes.

Les citoyens ne veulent aucunement lâcher prise avant d’aboutir à la satisfaction des revendications du mouvement populaire enclenché, à l’échelle nationale, le 22 février dernier, pour le départ du système.

Ainsi, sous une pluie tantôt battante, tantôt fine, les premiers carrés des marcheurs se sont ébranlés de devant le portail principal du campus universitaire de Hasnaoua au moment où d’autres commençaient à se constituer sur l’axe du stade du 1er Novembre avec, au-devant, des femmes vêtues de robes kabyles, reprenant en chœur des chants patriotiques.

Dès lors, c’est la déferlante. Des grappes humaines affluaient de partout pour se joindre à la foule qui a, en un laps de temps relativement court, envahi toute la rue du CHU Nedir Mohamed et même l’avenue Abane Ramdane. La procession avançait lentement tant les carrées étaient compacts. Les trottoirs étaient même submergés de marcheurs. «Nous n’allons pas cesser de manifester jusqu’à la chute du régime qui a spolié les richesses du pays depuis 1962. C’est un pouvoir dictatorial qui doit partir avant qu’il ne soit trop tard», a fulminé un marcheur, à l’aide d’un mégaphone.

Les slogans du mouvement populaire ont été scandés par la foule qui criait, à gorge déployée, «Pouvoir assassin !» «Dawla madania machi askaria !» (Etat civil et non militaire) et «Y en a marre des généraux !» Des banderoles et pancartes sur lesquelles on pouvait lire «Primauté du politique sur le civil», «Le peuple algérien est sur le chemin de la liberté», «Le syndicat des magistrats a vendu le match. Pourquoi ?» «Pour une Assemblée constituante souveraine et non à la mafia militaro-politique» ont été brandies par la foule.

Des portraits de Matoub Lounès, de Kameleddine Fekhar et ceux des révolutionnaires, comme Abane Ramdane, Larbi Ben M’hidi et Amirouche Aït Hamouda, ont été exhibés par les marcheurs qui ont réitéré également l’exigence de la libération des détenus du mouvement populaire. « Libérez les détenus, libérez l’Algérie !» ont-ils scandé.

La ville a continué de vibrer au rythme de la manifestation de rue jusqu’à 17h. Par ailleurs, il est important aussi de souligner que jeudi, une imposante marche a été organisée, comme chaque semaine, dans la ville de Tigzirt, pour exiger la libération de Amar Acherfouche, un citoyen de la commune, et tous les autres détenus du mouvement populaire.

La marche s’était ébranlée de devant le cinéma Mizrana pour sillonner les artères principales de l’antique Iomnium, et ce, jusqu’au siège du tribunal de la ville où un rassemblement a été observé par les marcheurs qui ont mis en avant des banderoles et scandé des slogans en faveur de la libération des détenus en question, qui croupissent dans les geôles du régime. 


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