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Abir Moussi, le tsunami politique qui dérange

Actuexpress Le 2021-06-06 11:25:00, Abir Moussi, le tsunami politique qui dérange

Aucun parti ni aucune personnalité politique en Tunisie ne sont capables de réunir autant de monde un samedi matin sous le soleil de l’été.

Nous publions ci-dessous le commentaire moqueur d’un journaliste tunisien basé à Bruxelles qui n’a pas compris – c’est le moins que l’on puisse dire – l’étrange silence des médias tunisiens à propos du mouvement de protestation mené hier , samedi, 5 juin 2021, par le Parti destourien libre (PDL) conduit par sa présidente Abir Moussi, devant le siège de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), au Bardo, pour dénoncé la mainmise d’Ennahdha et de son président Rached Ghannouchi sur l’instance parlementaire, réduit au rôle de caisse de résonance des desiderata du parti islamiste.

Par Fathi Bchir *

Il ya eu-il y a eu une expression d’une plus ou moins légère mauvaise humeur par quelques troubles aux abords de la noble assemblée parlementaire de Tunisie, qui ont sauvagement agressé quelques paisibles agents de la force publique qui assuraient la circulation près d’une fontaine sise devant l’institution.

Cette fontaine est installée là pour assurer une belle vue rassurante pour les élus à leur sortie de leurs travaux, harassants, quotidiens…

Boycottée par les médias, portée aux nues par le peuple

Cette belle vue était hélas gâchée à la vue par cette poignée de citoyens oisifs venus stupidement étaler leur rancœur à la vue d’un public médusé d’assistance à un tel si triste spectacle. N’en parlons plus, sauf que c’était hier ou avant-hier. Je ne sais plus quand.

Je ne sais rien en dire parce qu’aucun média n’en a parlé.

Et en cela il faut rendre hommage à la confrérie des journalistes qui a su résister à la pression de quelques lecteurs de fortune, pour ne point parler de ce grand événement qu’à été le fait de gâcher la vue de la fontaine aux yeux des élus de la nation.

Les journaux ont su dépasser leur humaine émotion d’avoir assisté scandalisés à une soi-disant manifestation populaire organisée par un parti qu’on ne saurait qualifier, tant il communiquait de la détestation de la population de ce pays où vit une période heureuse loin de tous les soucis du quotidien.

Rien ne vient gâcher son bonheur sauf ce parti qui sème le trouble sous la houlette d’une cheffe de bande dont on dit quelle n’a pas bonne réputation. Son passé serait lourd. Elle aurait même résistance la deuxième guerre mondiale et elle était paraît-il en accord avec Hitler et Mussolini. Et il paraît qu’elle sert dans les forces impériales japonaises qui ont bombardé Pearl Harbour. Sa réputation est toute faite.

Elle est coupable quoi qu’elle se défende.

Triste dame que les médias tunisiens font bien d’ignorer. Ils ont courageusement jeté un voile sur sa coupable activité, hier comme avant-hier, je ne sais, puisque nul média sérieux tunisien n’en a parlé. Seuls quelques médias étrangers ont eu la honteuse attitude de citer des moments de cette manifestation dite populaire, alors que tout le monde sait que le parti organisateur à distribué des biscuits et des boissons aux participants au point que des élus auraient été tentés de sortir du parlement pour en bénéficier tant dans leur habitude d’être servis en cadeaux et amabilités en récompense de leur dévouement à la nation, désintéressé et méritant.

Le « silence courageux » des journaleux aux ordres

Si les médias nationaux n’ont pas parlé de cet événement, c’est probablement parce que la dame organisatrice a vraisemblablement oublié d’être aimable avec la profession. Elle est coupable de quelque amitié qu’elle ne veut pas. Tous dont plusieurs parlementaires lui ont demandé de se corriger, elle répond invariablement rien ne presse.

Quoi qu’il en soit merci les médias pour le silence courageux. Merci d’avoir honoré la profession et suivi la règle du syndicat dont la tâche principale est en ce moment la libération de la Palestine.

Et puis pourquoi perdre son temps à parler de la Tunisie même s’il y a tant à dire sur ce pays où rien de grave n’est arrivé. S’il y avait danger les élus de la nation l’ont signalé.

C’est dimanche, regardez le foot et oubliez toutes ces bruilles. Ce n’était même pas un événement puisque même les médias les plus sérieux n’en ont pas parlé. Il ne s’est rien passé.

* Journaliste tunisien basé à Bruxelles.

Articles du même auteur dans Kapitalis :

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