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Ennahda ignore la crise tunisienne et insiste pour dédommager ses adeptes avec des milliards

Ennahda ignore la crise tunisienne et insiste pour dédommager ses adeptes avec des milliards

Actuexpress.net Le 2021-07-11 13:30:00, Ennahda ignore la crise tunisienne et insiste pour dédommager ses adeptes avec des milliards

La demande du mouvement Ennahda de verser des indemnités de plusieurs milliards à ses partisans, sous prétexte qu’ils ont été lésés sous le régime de feu le président Zine El Abidine Ben Ali, a alimenté les critiques et la colère à son encontre en Tunisie, qui traverse une crise crise financière, économique et sanitaire due à l’épidémie du virus Corona.

Cela fait suite à la diffusion d’un clip vidéo du chef du Conseil de la Choura du mouvement Ennahda, Abdel Karim Harouni, datant du 2 juillet, dans lequel il appelle, lors d’une pause de protestation pour les partisans de son parti à réclamer des compensations, le Premier ministre Hisham Al-Mashishi, la nécessité d’activer le « Fonds Dignité » et de débourser 3000 milliards de dinars tunisiens pour indemniser ce qu’il a appelé les « victimes de la tyrannie et des militants politiques » affiliés au mouvement avant le 25 juillet.

Al-Harouni a prévenu que le mouvement Ennahda ne resterait pas silencieux sur les revendications de ses partisans, menaçant de recourir à la force en cas de non-obtention de ces compensations. Il a déclaré : « Si la date spécifiée n’est pas respectée, la nouvelle jeunesse de le mouvement Ennahda viendra sur tout. »

En 2013, la Commission Vérité et Dignité, créée au sein de l’Assemblée nationale constituante (2011-2014), contrôlée par le mouvement Ennahda avec ses alliés le Congrès pour la République et l’Ettakatol pour le travail et les libertés, a approuvé la création de un fonds « Dignité et Réparation », qui avait été annoncé en 2016, mais n’a pas été activé en raison de la polémique qui l’entoure.

Le renouvellement des demandes d’indemnisation du mouvement Ennahda, alors que le pays fait face à une crise sanitaire, financière et économique, a déclenché une vaste campagne de condamnation et de ressentiment chez les Tunisiens, qui ont pointé les répercussions négatives de ce projet sur l’économie et la trésorerie de l’Etat, et l’indifférence d’Ennahda aux conditions du pays en faveur de la desserte de ses bases.

L’analyste politique Abdel Rahman Zoghlami a déclaré que le mouvement Ennahda exploitait son soutien au Premier ministre Hisham al-Mashishi et sa soumission à lui, pour régler la situation de ses partisans qui lui étaient affiliés pendant la période du règne de Ben Ali au nom de ses intérêts, en fonction des besoins et priorités du pays, qui se plaint d’une raréfaction des ressources financières et d’une incapacité à payer ses dettes extérieures.

Le Premier ministre tunisien Hicham Mechichi (archives)

Le Premier ministre tunisien Hicham Mechichi (archives)

Zoghlami a qualifié d' »immoral » ce que fait le mouvement, d’autant plus que le moment où il a renouvelé cette question ne le permet pas, compte tenu des priorités urgentes qui attendent l’État, au-dessus desquelles s’ajoutent l’avancement du secteur de la santé et l’intégration quantités de vaccin Corona pour protéger la vie des Tunisiens.

Il a poursuivi, dans une interview avec Al-Arabiya.net, que les montants qu’Ennahda exige à titre de compensation sont fictifs, ajoutant que ce qui se passe est un vol systématique de fonds publics pour satisfaire ses règles et obtenir des avantages partisans étroits aux dépens de l’intérêt du pays.

De son côté, le Mouvement populaire a condamné ce qu’il a qualifié de « comportement utilitariste opportuniste » par lequel le mouvement Ennahda tente d’exploiter la situation difficile que traverse le pays et le besoin de soutien politique du Premier ministre Hisham Al-Mashishi, afin de faire pression sur lui. pour activer le « Fonds pour la dignité », verser des compensations et réaliser des gains pour ses partisans et ses partisans, sous le titre « leur droit à réparation pour la torture, l’oppression et l’arrestation par l’ancien régime », en plus de l’exploitation par le parlement pour donner une légitimité juridique à cette « déviation dangereuse ».

Dans un communiqué aujourd’hui dimanche, le parti a appelé le Premier ministre à ne pas se soumettre au chantage du mouvement Ennahda et à assumer ses responsabilités d’homme d’Etat pour le protéger de l’exploitation partisane et utilitaire et préserver ses capacités face à cette situation qui nécessite de fournir toutes les capacités pour protéger la vie des personnes.

Il a exhorté toutes les forces politiques et organisations nationales à faire face à ce « comportement imprudent » du mouvement Ennahda, « qui ne concerne pas l’Etat et son intérêt avant l’intérêt du groupe », et à travailler ensemble pour l’empêcher d’exploiter la situation actuelle pour s’accaparer le gouvernement et les capacités et les institutions de l’État.

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